Vera Molnár - Aux sources du code

 Originaire de Budapest et établie à Paris depuis 1947, Molnár a marqué l'histoire de l'art par son approche novatrice et visionnaire.
Vera Molnar est pionnière de l'art algorithmique qui consiste à générer des oeuvres par des algorithmes informatiques. Ses œuvres combinent donc des éléments mathématiques, algorithmiques et informatiques avec une esthétique artistique, créant des compositions visuellement intrigantes et conceptuellement riches. Une caractéristique clé du travail de Molnar est son exploration de la répétition et de la variation : elle utilise souvent des motifs simples et des règles algorithmiques pour créer des séries d'œuvres qui évoluent de manière subtile à travers des variations infinies. Cela crée des pièces qui sont à la fois structurées et très dynamiques.

On découvre dans l'exposition les débuts de l'artiste avec ses premiers dessins, comme "Arbres et collines géométriques" (1946), qui témoignent de sa vision unique de paysages familiers et les années 1950 avec des compositions abstraites qui l'inscrivent dans le courant de l'abstraction géométrique de l'après-guerre.

Ses séries de dessins algorithmiques des années 1960 et 1970 sont évidemment présentés, révélant son exploration systématique de familles formelles et son goût pour l'introduction d'un certain désordre au sein de compositions géométriques simples. 

On s'étonne de découvrir aussi son travail de sculptures et ses œuvres photographiques, ainsi que les vingt-deux volumes de son "Journal intime", offrant un aperçu unique de son parcours artistique. 
Le travail de Molnar a contribué à élargir les frontières de l'art contemporain en introduisant de nouveaux concepts et pratiques artistiques. Son engagement précoce avec les ordinateurs et les algorithmes a ouvert de nouvelles voies pour l'exploration artistique, influençant ainsi de nombreux artistes numériques contemporains.